Vampire Weekend étaient il y a déjà 1 mois maintenant à Paris, tout d’abord le mercredi 14 mai dans les studios de Canal + pour l’enregistrement de l’Album de la Semaine puis le lundi 19 mai, pour un concert au Trabendo archi sold out.
J’ai eu la chance de voir le groupe lors de ces deux prestations parisiennes et une impression ressort clairement de cette expérience live : Vampire Weekend est un excellent groupe, tant sur album que sur scène.
Le groupe new-yorkais et formé début 2006 est composé de Ezra Koenig (chant et guitare), Rostham Batmanglij (clavier et chant), Chris Thomson (batterie) et Chris Baio (basse). Les 4 membres du groupe, tous d’anciens élèves de la prestigieuse université de Columbia, ont commencé à se faire remarquer dans le courant de l’année 2007 aux États-Unis via Internet, puis en novembre 2007 en Europe, effectuant la première partie de The Shins sur une poignée de dates (dont la Cigale à Paris).
Leur album, sorti en janvier, offre une musique rafraîchissante aux sonorités peu communes, alliant ainsi la pop à des rythmes et des sons afro, mais également à des arrangements presque baroques (les violons sur M79 par exemple). Les paroles d’Ezra Koenig, sublimées par son chant aux multiples variations, sont souvent subtiles et intelligentes et démontrent que le groupe a un sacré sens de l’autodérision.
Après avoir écouté en boucle pendant plusieurs mois les 11 pépites pop qui composent l’album éponyme de ces 4 new-yorkais, il était enfin temps pour moi de voir comment le passage du studio à la scène s’effectuerait, et surtout, si le groupe réussirait à conserver la fraîcheur de leurs titres en live, alors même qu’ils tournent à un rythme effréné depuis bientôt 8 mois.
C’est donc avec une certaine excitation et une certaine impatience que je me dirige sous une pluie battante ce 14 mai dernier vers le studio 104 de la Plaine St Denis pour assister à l’enregistrement de l’émission de Canal Plus « L’Album de la Semaine ». Festival de Cannes oblige, le public n’assistera pas à l’enregistrement des Guignols ce soir là, et c’est donc à 19h qu’est prévu le début de l’enregistrement. Après que les derniers retardataires se soient installés (et oui, il y a des gens qui travaillent), le groupe s’installe sous de timides applaudissements et démarre avec Mansard Roof, premier titre de l’album. Le groupe jouera au total 8 titres (dans le désordre) : Mansard Roof, Oxford Comma, A-Punk, Cape Cod Kwassa Kwassa (ils joueront celle-ci une seconde fois pendant le rappel), M79, Campus (jouée en dernière pendant le rappel), I Stand Corrected et The Kids Don’t Stand A Chance.
Globalement, le groupe offre une prestation carrée, propre (presque trop) mais qui manque un peu de folie. Les chansons passent très bien en live mais le manque évident d’enthousiasme du public, malgré quelques rares encouragements de la part du groupe, empêche l’ambiance de véritablement décoller.
Je ressors donc de cette prestation rassurée sur le potentiel du groupe, mais frustrée et encore d’avantage impatiente quant à leur « vraie » date, leur concert au Trabendo le lundi suivant.
J’arrive donc ainsi relativement tôt devant la salle en ce lundi 19 mai, plus déterminée que jamais à avoir une bonne place et à profiter pleinement du concert dans une ambiance qui sera, je l’espère, plus festive que lors de l’enregistrement TV. C’est ainsi que je me retrouve directement au premier rang, face au bassiste, et avec une vue imprenable sur l’ensemble du groupe.
La salle se remplit tranquillement pendant que s’installe la première partie, un groupe de Suisse romande appelé The Strivers. Pas foncièrement mauvais, le groupe sert une musique pop-rock réchauffée et au final, sans grand intérêt. A vite oublier donc. Après une bonne demie heure, nos 4 new yorkais déboulent donc sur la scène du Trabendo et entament le set encore une fois avec Mansard Roof. Dès cette première chanson, je me rends compte que l’ambiance est bien différente de l’album de la semaine, le public se faisant fortement entendre et reprenant en chœur les paroles des chansons. Le groupe est lui aussi bien plus détendu, souriant et communicatif, Ezra et Rostham faisant même l’effort de constamment parler en français, ce qui leur permet de rapidement se mettre l’ensemble de la salle dans la poche. Si l’on ajoute à cela la gestuelle amusante des membres sur scène - notamment d’Ezra qui se contorsionne dans tous les sens et passe son concert sur la pointe des pieds - et la fraîcheur toujours intacte des morceaux, le résultat donne un concert joyeux, où tout le monde semble être heureux d’être présent et où chacun n’hésite pas à montrer et partager cette gaieté.
Les moments forts du concerts ont pour moi été l’enchaînement Boston/A-Punk malgré le cassage de corde sur cette dernière, Cape Cod Kwassa Kwassa qui reste géniale aussi bien sur album que sur scène, One reprise en chœur par tout le public (« Blaaaaake’s got a new faaaaaace ») et Walcott en rappel que j’avais espérée en vain durant l’album de la semaine. Le groupe nous a également gratifié de 2 nouvelles compositions qui se sont avérées de très bonnes surprises, notamment la première, White Sky, dont l’air et le chant d’Ezra sont restés entêtants dès cette première écoute.
Au final, c’est ravie que je suis sortie de cette prestation avec une seule envie : les revoir le plus vite possible. Le rendez vous est donc pris le 4 juillet prochain aux Solidays !
La setlist :
Mansard Roof
Campus
Cape Cod Kwassa Kwassa
M79
Bryn
Boston
A-Punk
White Sky
One (Blake’s Got A New Face)
I Stand Corrected
Littre Giant
The Kids Don’t Stand A Chance
Oxford Comma
——————————-
Walcott
Article écrit par Louatiqua
Photos prisent par Frederic Poussin











