
CR: Kings of Leon et MGMT au Zenith de Paris le 8 Juillet
juillet 10, 2008Double affiche ce mardi au zenith qui réunit hippies et groupies, pour le concert attendu depuis des mois avec MGMT et Kings of Leons.
Une affiche aux allures de mini-festivals à laquelle il faut y ajouter une petite découverte avec les jeunes rockeurs de The Whigs mentionné dans les remerciements des pochettes de MGMT. Un setlist de 30 minutes, je n’ai vu que deux morceaux et j’ai pas accroché.
20h30, après 30 minutes d’attentes la première tête d’affiche arrive, les tant attendues neo-hippie Andrew et Ben de MGMT, le groupe hype du moment qui enchaîne les couvertures de presse et surtout les festivals de musique. Deux jours après un concert aux Eurocks, les new yorkais apparaissent fatigués, démotivés, ils commencent sur « Of Moons, Birds & Monsters », la version CD est magique, la version live est molle… Après « Week End Wars », le groupe repasse la même intro pour jouer une très bonne version de « 4th Dimensional Transition », une version plus longue, la chanson préfère du chanteur, transmet a un zenith assez bien rempli toute la dimension psychadelique du groupe. Puis vient une version de « Piece of what » correct, mais toujours sans grande prise de risque. Il faut attendre « Electric Feel » version courte, sans prise de risque et sans flute, pour réveiller le public à coups de « Ooh Girl, Ooh girl Shock me like an electric feel ». Le concert retombe d’un cran et ma déception commence à se faire sentire, The Handshake est totalment raté, la voie d’Andrew ne tient plus, le mauvais réglages des balances s’entend avec un son saturé…
Après une version du tube « Time to Pretend » reprise par le public, le groupe s’enfuit, laissant le public venus en partis pour lui sur sa fin. Pas de « kids », pas de « Youth » et surtout pas d’explosivité sur scène… MGMT quitte la scène sans beaucoup d’applaudissement…
Comme Kings of Leon il y’a cinq ans, en tant que première partie des Stokes au Zenith.. C’est donc avec la peur du public français et l’envie de le reconquérir que Caleb et sa famille rentre en scène sous un gospel catholique…. Une entrée bien applaudis, et un morceau du prochain album « Only By The Night », Crawl une chanson agréable à écouter sans plus pour ma part. Le groupe va jouer pendant une heure trente, un best of de ses 3 albums. Enchaînant tueries sur tueries, avec un l’enchaînement magique de Mil/Four Kicks/Molly Chambers. Le groupe se donne à fond sur scéne sourie au public et celui le lui rend bien, en reprenant en cours les « Ouuuh ouh » de Knocked Up, chantant sur « On Call », en écoutant religieusement « fans » et le début de « Milk » où Caleb est seul sous la lumière, et sautant à chaque accélération de rythmes. Après un rappel pas très enthousiaste malgré la joie du public, la famille Followill, joue Manhattan, un morceau électrique est surpuissant avec un air de Muse, qui annonce un nouvel album puissant, moins basé sur la batterie. Le groupe enflamme une dernière fois le public, avec les « Wahouuuuu » quasi parfait de Caleb et du tube « Charmer » et fini comme à son habitude son concert triomphal sur « Slow Night, slow long »
En conclusion, une soirée surprenante, j’en attendais beaucoup de MGMT et le groupe que j’écoute en boucle depuis 6 mois à réussi à me dégoûter et peu des Kings of Leon est je crois qu’aujourd’hui j’en suis devenu fan !
En bonus


salut! c’est bel et bien dommage que tu trouves le gig de MGMT raté. Ils etaient fantastiques au Bataclan. en sortant nous etions deconnectés de la realité, et parfois ca fait vriament du bien :p je pense que la salle a joué, ils préferent les petites salles, et nous aussi, ça avait un coté privé, proche du public, finalement le Zenith n’etait qu’un mauvais coup de pub de la part de leur manager …
oh très belle review!
je dois dire que les mgmt m’ont beaucoup déçue car moi j’étais venu pour les kol mais c’est vrai que je me disais que d’avoir les mgmt en plus c’était le réve, mais bon.